Frédéric Chopin
Les étés de Frédéric Chopin à Nohant
- Les étés de Frédéric Chopin à Nohant : 1839-1846
- Auteur : Piano, Yves Henry
- Editeur : Ed. du Patrimoine
- Publié : 2009
- Type de document : Livre CD
- Cote : 780.9 CHO
On connaît la liaison que Chopin et Sand ont entretenu pendant une dizaine d’années et cette relation entre deux grands artistes profondément romantiques a forgé la légende d’un couple dont les membres se sont mutuellement influencés. Pourtant, en parcourant le livre de Jean-Yves Patte, Les étés de Frédéric Chopin à Nohant, on découvre que, si le jeune compositeur était plutôt insensible à la littérature de sa compagne, l’univers tranquille et protégé de Nohant lui apportait beaucoup. C’est dans cette "retraite" éloignée de la vie parisienne et de ses artifices que Chopin composa nombre de ses chefs-d’œuvre. Ce livre agrémenté de multiples photos de la maison et de l’environnement, retrace le parcours de création qui lia Chopin à Nohant. Au fil des chapitres racontant chacun un des étés et de la correspondance ici restituée, on partage un peu de la vie du pianiste, aux prises avec ses questionnements sur l’écriture musicale, ses angoisses au sujet de la maladie… On découvre aussi Chopin dans l’œil de ses contemporains dont de nombreuses citations agrémentent le texte. Liszt notamment qui rédigera même après la mort du Polonais une sorte de manifeste, éloge de son œuvre musicale. Et puis tous les autres amis qui parfois passent dans le Berry et que l’on retrouve au creux de ces pages en forme de carnet, parmi lesquels Delacroix, le très proche. L’ouvrage s’accompagne de 4 CD reprenant l’ensemble des compositions réalisées ou terminées par Chopin à Nohant. Là encore, la présentation est chronologique et l’on retrouve pour chaque été les morceaux du pianiste.
Un beau livre qui donne l’impression de rentrer dans l’intimité d’un grand créateur.
Chopin, une bande dessinée et 2 CD
- Chopin : une bande dessinée et 2 CD
- Auteur : Frédéric Chopin , piano
- Editeur : BD Music
- Publié : 2009
- Type de document : Livre CD
- Cote : 780.9 CHO
« La musique de Chopin est intime, nostalgique et d'une indicible poésie. » Les mots de François Hudry, auteur de la partie biographique, reflètent avec justesse l'impression que laissent ce livre dessiné et les enregistrements joints. Si les disques ne présentent pas d'interprétations récentes, ils ont le méritent de proposer les versions de "Chopiniens" convaincus et mondialement reconnus. On écoutera ainsi Artur Rubinstein ou même Rachmaninoff en personne. Le panel assez varié choisi pour les CD donne envie de se plonger dans le reste de l'œuvre.Quant à la partie dessinée, Wosniak crée librement des images sorties d'un rêve aux couleurs chatoyantes. C'est une variation en peinture autour de la vie de Chopin. Une succession de tableaux expressionnistes et des mots simples qui fixent par petites touches des aspects de la vie du pianiste. L'objet n'est pas de retracer une vie entière en quelques vignettes mais bien de faire passer une émotion qui caractérise le compositeur. La nostalgie du pays et une certaine mélancolie ressortent ici clairement ; Wosniak, lui-même exilé polonais (il affirme d'ailleurs clairement ce point commun dans le paragraphe d'introduction du livre), trouve ici un ton d'une incroyable justesse pour décrire ces deux sentiments.
Une réussite graphique autant que narrative.
→ Retrouvez notre dossier Chopin, l'âme romantique
Chopin, journal intime
- Chopin : journal intime
- Auteur : Alexandre Tharaud
- Editeur : Virgin
- Publié : 2009
- Type de document : CD
- Cote : 3.11.11 CHO
Une sélection de pièces du compositeur polonais interprétée avec émotion par le pianiste virtuose Alexandre Tharaud. Celui qui a l'an dernier consacré un album à Satie revient aujourd'hui sur un répertoire qui a « marqué et accompagné les étapes de sa vie ». C'est donc à la fois un récital et un journal intime qu'il nous est donné de découvrir. Dans l'interview qu'il donne pour le livret du disque, Tharaud met en lien ses souvenirs et les morceaux qu'il a choisi pour l'enregistrement. Une façon de montrer que la sensibilité d'une musique écrite il y a un siècle et demi accompagne sans anachronisme le parcours d'un homme d'aujourd'hui. Un sentiment dans lequel on peut se reconnaître nombreux.
Quizz : questions pour un Chopin
![]() |
| Gagnez des places en participant au quizz ! | |
| 1 - La Mazurka est une danse : | |
| A - B - C - D - | en 2 temps en 3 temps en 4 temps en 5 temps |
| 2 - Frédéric Chopin a passé de nombreux étés chez George Sand à : | |
| A - B - C - D - | Nohant Royan Chateaubriant La Roche-sur-Yon |
| 3- Lequel de ces compositeurs italiens n'a pas pu rencontrer Chopin ? | |
| A - B - C - D - | Rossini Puccini Bellini Verdi |
| 4- Parmi ces différents genres musicaux, lequel Chopin n'a-t-il jamais composé ? | |
| A - B - C - D - | Ballade Valse Tango Fantaisie |
| 5- Chopin est originaire de : | |
| A - B - C - D - | Varsovie Cracovie Mazovie Gergovie |
Règlement Jusqu'au 20 janvier, minuit, répondez aux questions, déposez le bulletin dans une des 2 urnes situées dans le hall du conservatoire ou à la bibliothèque ou en ligne ci-dessous (sans oublier vos coordonnées) et vous gagnerez peut-être 2 places pour un des deux concerts suivants : → Quatuor Modigliani - dimanche 24 janvier 2010 à 16h45 au Théâtre Les places seront à récupérer à partir du Jeudi 21 janvier 13h30 jusqu'au vendredi 17h à la bibliothèque du Conservatoire. Pour plus d'informations, contacter la bibliothèque au 02-51-47-46-24 ou à l'adresse suivante : grelierd@ville-larochesuryon.fr | |
| Cliquez ici pour répondre en ligne | |
Le bel canto italien
![]() |
L'expression "Bel canto" désigne toute forme de beau chant, mais on l'applique le plus souvent au chant italien orné et plein de vocalises. Cette conception du chant est à l'origine associée aux œuvres lyriques italiennes de la période baroque (entre le XVIe et le XVIIIe siècle). C'est l'art des castrats et des primas donnas (cantatrices de premier plan). On parle aussi de bel canto instrumental ou cantabilita pianistique, chez Chopin ou Liszt.
| Rossini est aujourd'hui considéré comme le dernier grand représentant du bel canto. Contemporain de Chopin et comme lui parisien d'adoption – il devient directeur du théâtre-italien en 1824 -, il est l'auteur de nombreux grands opéras : Le barbier de Séville, La Gazza ladra, Guillaume Tell qu'il compose pour l'Opéra de Paris. Passé 1830, il n'écrit plus d'opéras et se consacre à l'art de la mélodie autant qu'à la cuisine. L'homme est en effet un bon vivant reconnu dans le milieu parisien de l'époque. | |
| Vincenzo Bellini, avec qui Chopin entretiendra une réelle amitié jusqu'à la mort du premier en 1835, est un autre maître du bel canto italien. Son opéra majeur, I Puritani est resté une œuvre consacrée de l'art lyrique italien. Malheureusement, quelques semaines après la représentation triomphale des Puritains à Paris, Bellini meurt, foudroyé par une infection intestinale. La musique de Bellini représente l'école italienne dans sa musicalité la plus glorieuse. Sous sa plume, les mots, le rythme, la mélodie, l'harmonie et l'accompagnement instrumental s'unissent dans une perfection mutuelle. C'est aussi, dans les sujets que les livrets abordent, une certaine apogée du romantisme et du mélodrame. Dans Il Pirata, par exemple, l'héroïne perd la raison lorsque son amant est condamné à mort pour avoir tué son mari qu'elle n'aimait pas. |
Les mélodies
![]() |
Malgré la demande pressante que lui faisaient les poètes polonais de son époque, Chopin n'a jamais écrit d'opéras. Néanmoins, passionné qu'il était par le chant lyrique italien, il n'a eu de cesse d'utiliser les attributs du bel canto dans sa musique instrumentale. On lui doit également 19 mélodies. Le compositeur polonais ne prétend pas rivaliser avec les spécialistes du genre mais apporte une contribution à la musique vocale à son image, où s'exprime la nostalgie de la patrie lointaine sur une musique empreinte des principales danses paysannes.
Contient : L'anneau - Le beau garçon - Il n'y a rien ici de ce que je désire - Réjouissances - Chanson lithuanienne - Le vœu - Double destin - Doumka - Les feuilles tombent - Le fiancé - Le guerrier - Ce qu'elle aime - Mélodie - La messagère - Ma chérie - Printemps - Triste rivière - Magie - Loin de mes yeux → Médiathèque Benjamin-Rabier - Département Musique & Danse - 3. CHO 11.11 |
Monsieur Chopin, professeur
![]() |
Chopin a consacré une grande partie de sa carrière parisienne à l'enseignement. Loin de constituer une activité par défaut, son métier d'enseignant tenait d'une authentique vocation de pédagogue. Pour lui, la technique n'était qu'un moyen : moyen de s'exprimer musicalement et moyen d'arriver à la perfection de la matière sonore. Son enseignement était basé sur des points qu'il jugeait essentiels : le travail de la « sensorialité tactile et auditive », la recherche permanente de la souplesse du poignet et de la main, l'art du doigter et du toucher, adaptés notamment à la morphologie de la main. De là sa prédilection pour les tonalités chargées de touches noires. Celles-ci assuraient mieux la position naturelle de la main.
Les études
![]() |
Chopin en a composé 27. Chacune est écrite dans un but précis et traite d'une ou plusieurs difficultés techniques. Pleines de sonorités splendides, elles démontrent une réelle poésie et rendent presque impropre leur dénomination d'études.
Les 12 premières furent composées alors qu'il n'avait pas 20 ans, ce qui témoigne de ses exceptionnelles capacités techniques. Berlioz y trouvait des combinaisons harmoniques d'une étonnante profondeur.
Contient : Etudes, op.10, n.1 à 12 - Etudes, op.25, n.1 à 12 - 3 nouvelles études → Médiathèque Benjamin-Rabier - Département Musique & Danse - 3. CHO 11.11 |
La vie parisienne
![]() |

Chopin en fait partie, d'autant plus que lui participe de la vague d'exilés politiques polonais qui déferle après l'insurrection de Varsovie réprimée par les Russes. Il navigue ainsi dans ce Paris mondain des cafés et des salons où, pour briller, deux qualités sont nécessaires : savoir courtiser et surprendre. « Je me trouve introduit dans le grand monde [...] et c'est, dit-on, pour moi, chose indispensable que d'y paraître car c'est de là, affirme-t-on, que vient le bon goût. Tu es tout aussitôt en possession d'un grand talent si tu as été entendu à l'ambassade d'Angleterre ou à celle d'Autriche. Tu joues mieux si la princesse de Vaudémont [...] t'a protégé. »
C'est dans le salon de Marie d'Agoult, future compagne de Franz Liszt que l'on trouve l'essentiel du Paris artistique. On y joue des mélodies de Schubert ou Berlioz sous l'œil attentif de grands noms de l'aristocratie étrangère. On y croise aussi Alfred de Vigny, Rossini ou encore Eugene Sue. Chopin est à son aise dans cette société et l'exilé dont la « vraie patrie est le royaume de la poésie » selon les mots de Heinrich Heine, ne tarde pas à se faire des amis tant que des admirateurs. S'il n'apprécie guère leur musique, il est un compagnon attachant pour Mendelssohn, Berlioz ou Liszt. Ce dernier se verra ainsi dédier l'opus 10 des études et Chopin dira de son interprétation : « je voudrais lui voler la manière de rendre mes propres études. »
Son environnement ne compte pas que des musiciens. Ce romantique affiché goûte la compagnie des poètes et des peintres. En dehors de sa relation avec Sand, il admire ainsi Alfred de Vigny qu'il rencontre régulièrement et devient un ami fidèle de Delacroix. Ce dernier fait partie des quelques uns invités à Nohant et restera toujours très proche du polonais.
Les nocturnes
![]() |
Dans ces concerts privés que Chopin affectionnait bien plus que les grands récitals, on imagine aisément qu'il devait jouer quelques uns de ses nocturnes, d'un genre à l'origine destiné à accompagner les fêtes. Inspiré par la nuit, il s'agissait au 18e siècle d'une œuvre en plusieurs mouvements, écrite pour un ensemble restreint. Proche du divertissement ou de la sérénade, on le jouait le plus souvent en plein air. Eine Kleine Nachtmusik, la pièce de Mozart en est un exemple.
À l'époque du romantisme, le nocturne devient une pièce courte pour piano, très mélodique et mélancolique. Chopin réalise sans doute les nocturnes restés les plus célèbres de cette période. La ligne mélodique, expressive ou méditative s'étend dans le style du bel canto italien que le compositeur polonais aimait particulièrement. Chopin retranscrit au piano le langage des chanteurs lyriques de l'époque. Sa personnalité s'affirme aussi dans ces pièces où l'on distingue une grande douleur. Un de ses élèves dit des nocturnes « qu'ils vous plongent dans l'immensité, une puissance de sentiments à faire éclater la fibre humaine. »
→ Bibliothèque du Conservatoire de Musique, Danse et Théâtre - 3. CHO 11.11 |
→ Bibliothèque du Conservatoire de Musique, Danse et Théâtre - 311 PIR |
Un amant tourmenté
![]() |
Ce qui fait la grande célébrité de Chopin, c'est aussi le caractère romantique que l'histoire lui prête. Si on ne peut réduire le compositeur à un grand amoureux transit et tourmenté, il reste qu'il fut l'amant de dix ans de George Sand, prêtresse du romantisme français.
Leur liaison commence sans doute en 1838, à la suite de rencontres régulières dans différents salons parisiens. D'abord assez agacé par cette femme aux attitudes peu conventionnelles pour l'époque, Chopin apprécie de plus en plus la compagnie de Sand. Ils partent ensemble à l'hiver 1838 à Majorque où ils vont séjourner le temps de la mauvaise saison. Ce séjour s'avère catastrophique et ils rentrent en France dès le début du printemps. Les deux amants passent leur premier été à Nohant dans la résidence de Sand. La romancière, revenant sur son passé dresse le portrait d'un homme complexe : « Chopin était modeste par principe et doux par habitude, mais il était impérieux par instinct et plein d'un orgueil légitime qui s'ignorait lui-même », parfois inconstant : « son âme tour à tour généreuse et fantasque se donnait carrière, passant toujours de l'engouement à l'aversion, et réciproquement » mais néanmoins très attentionné : « il était avec moi le dévouement, la prévenance, la grâce, l'obligeance et la déférence en personne ».
Se succèdent ainsi pendant dix ans les hivers à Paris, au cœur d'un bouillonnement artistique auquel ils contribuent tous les deux et les étés en province, dans le calme (et parfois l'ennui...) de Nohant. Leur séparation intervient en 1848. Chopin, rongé par la maladie et l'angoisse devient odieux avec les enfants de sa compagne ; celle-ci privilégie alors son rôle de mère et rejette l'amant. Selon Sand elle-même, leur affection mutuelle ne disparaît pourtant pas définitivement. Ainsi elle confie sur les moments qui suivirent la mort de Chopin : « on m'a dit qu'il m'avait appelée, regrettée, aimée filialement jusqu'à la fin. On a cru devoir me le cacher jusque-là. On a cru devoir lui cacher aussi que j'étais prête à courir vers lui. »
Sand ne fut pas à proprement parler une muse pour Chopin. Néanmoins elle fut le témoin privilégié de nombre de ses créations. C'est le cas des préludes achevés à Valldemosa lors de leur séjour espagnol « les plus belles de ces courtes pages qu'il intitulait modestement préludes ».
→ Bibliothèque du Conservatoire de Musique, Danse et Théâtre - 780.9 CHO On connaît la liaison que Chopin et Sand ont entretenu pendant une dizaine d'années et cette relation entre deux grands artistes profondément romantiques a forgé la légende d'un couple dont les membres se sont mutuellement influencés. Pourtant, en parcourant le livre de Jean-Yves Patte Les étés de Frédéric Chopin à Nohant, on découvre que, si le jeune compositeur était plutôt insensible à la littérature de sa compagne, l'univers tranquille et protégé de Nohant lui apportait beaucoup. C'est dans cette "retraite" éloignée de la vie parisienne et de ses artifices que Chopin composa nombre de ses chefs d'œuvres. Ce livre agrémenté de multiples photos de la maison et de l'environnement, retrace le parcours de création qui lia Chopin à Nohant. Au fil des chapitres racontant chacun un des étés et de la correspondance ici restituée, on partage un peu de la vie du pianiste, aux prises avec ses questionnements sur l'écriture musicale, ses angoisses au sujet de la maladie... On découvre aussi Chopin dans l'œil de ses contemporains dont de nombreuses citations agrémentent le texte. Liszt notamment qui rédigera même après la mort du Polonais une sorte de manifeste, éloge de son œuvre musicale. Et puis tous les autres amis qui parfois passent dans le Berry et que l'on retrouve au creux de ces pages en forme de carnet, parmi lesquels Delacroix, le très proche. |
Les préludes
![]() |
Le prélude est au siècle précédent un genre musical de forme libre et de caractère improvisé qui introduisait une fugue ou une suite de danses. Chopin garde l'idée d'un morceau sans structure définie. Par contre, son prélude est une pièce indépendante. C'est une œuvre assez courte sans programme établi, de la musique à l'état pur, qui échappe à toute classification. Pleins d'allusions, de souvenirs ou de réminiscences, ces 24 préludes expriment la pensée intime de l'auteur, ses états d'âme ou ses aspirations. Pour Liszt, ils sont « admirables par leur diversité, le travail et le savoir qui s'y trouvent... Ils ont la libre et grande allure qui caractérise les œuvres de génie. »
Contient : Prélude, do d.min., op.45 - Prélude, La b.Maj., op.posthume - Barcarolle, fa d.maj, op.60 - Polonaise, La b.Maj., n.6, op.53 - Scherzo, si b.min., n.2, op.31 → Médiathèque Benjamin-Rabier - Département Musique & Danse - 3. CHO 11.11 |
Un Polonais en exil
![]() |
Originaire de Lorraine, le futur père du compositeur arrive en Pologne deux ans avant la Révolution Française. Marchand de tabac puis engagé dans la garde nationale polonaise contre les Russes et enfin professeur de français, Nicolas Chopin est devenu un citoyen polonais à part entière, quand en 1810, dans une Europe dominée par Napoléon 1er, sa femme donne naissance à un fils : Fryderyk Franciszek.Le jeune musicien prodige grandit à Varsovie, partageant son temps entre études musicales et concerts dans les cercles mondains où la bonne société admire son talent prometteur. Sa renommée lui vaut même de jouer devant le frère du tsar. Un passage au conservatoire et à l'université, le voilà prêt pour l'aventure européenne, car si la gloire locale le rend heureux, elle ne lui suffit pas. Ainsi, alors que son pays s'apprête à vivre une révolution réprimée dans le sang par l'armée russe, Chopin part pour Vienne puis Paris.
Chopin → Bibliothèque du Conservatoire de Musique, Danse et Théâtre - 780.9 CHO
Quant à la partie dessinée, Wosniak crée librement des images sorties d'un rêve aux couleurs chatoyantes. C'est une variation en peinture autour de la vie de Chopin. Une succession de tableaux expressionnistes et des mots simples qui fixent par petites touches des aspects de la vie du pianiste. L'objet n'est pas de retracer une vie entière en quelques vignettes mais bien de faire passer une émotion qui caractérise le compositeur. La nostalgie du pays et une certaine mélancolie ressortent ici clairement ; Wosniak, lui-même exilé polonais (il affirme d'ailleurs clairement ce point commun dans le paragraphe d'introduction du livre), trouve ici un ton d'une incroyable justesse pour décrire ces deux sentiments. Une réussite graphique autant que narrative. |
Ce départ est un adieu même s'il l'ignore encore. Il ne reverra jamais son pays natal et n'aura de cesse de le reconstruire au cœur de son œuvre. Plus les événements tournent au tragique à Varsovie, plus il se reconnaît fervent patriote et nationaliste. Son déchirement est d'autant plus important qu'il s'en veut sans doute un peu de ne pas participer au soulèvement populaire. Attaché à ses origines, il fantasme aussi beaucoup l'histoire de son pays, bercé par l'image de héros nationaux qu'il admire depuis son enfance. Cette Pologne "mythique", Chopin la fait revivre dans ses compositions et notamment dans les Mazurkas qu'il écrira tout au long de sa vie.
Les Mazurkas
Cette danse populaire polonaise est originaire de la région de Mazovie. Déjà connue au XVIe siècle, elle se répand d'abord au XVIIe et XIXe en Europe où elle connaît une grande vogue. Chopin en écrit donc de très célèbres qu'il destine uniquement au concert et non à l'accompagnement des danses. Il en conserve le rythme ternaire, mais selon Liszt, « en a ennobli la mélodie, agrandi les proportions ». L'harmonie y est souvent audacieuse et les rythmes très variés.
Wilhelm Von Lenz : « Les mazurkas sont le carnet de voyage de son âme [...] Il représentait la Pologne, sa patrie telle qu'il la rêvait, dans les salons parisiens sous Louis-Philippe ; Chopin a été l'unique pianiste politique. Il incarnait la Pologne, il mettait en musique la Pologne. »
→ Bibliothèque du Conservatoire de Musique, Danse et Théâtre - 3. CHO 11.11 |
→ Médiathèque Benjamin-Rabier - Département Musique & Danse - 3. CHO 11.11 |









Chants polonais pour voix et piano

Études

Les 21 nocturnes
With passion

24 Préludes, op.28

Mazurkas
Mazurkas, valses et autres danses