cdmot
1968-2008
| L'insubordination ouvrière dans les années 68 essai d'histoire politique des usines de Xavier Vigna Éditions des Presses Universitaires de Rennes, 2007 |
Le terme d'insubordination recouvre des réalités variables selon le lieu et le temps : impertinence vis à vis des chefs, ralentissement collectif des cadences de travail, occupations d'entreprises et même licenciement des patrons. L'exemple le plus connu est celui de LIP mais l'auteur en recense quantité d'autres. Un autre intérêt de l'ouvrage est de montrer les autres dimensions des luttes dans les entreprises après 1968 avec, par exemple, l'irruption de la lutte des femmes puis celle des travailleurs immigrés. |
Bernard Lambert, 30 ans de combat paysan |
Paysan citoyen |
C'est de Loire Atlantique qu'est venue, dans la foulée de mai 68, l'idée d'une organisation des paysans alliée au mouvement ouvrier, et qui a abouti, 20 ans plus tard à la naissance de la Confédération paysanne. Les deux ouvrages présentés ici montrent deux parcours très différents de responsables agricoles qui se sont connus au début des années 60, dont les chemins ont divergé mais qui ont tous deux contribué à cette construction. |
|
Henri Baron, dans un livre autobiographique, raconte modestement ses engagements successifs dans la FDSEA de Loire Atlantique et à la tête de la Chambre d'agriculture. Il évoque aussi son engagement politique au PS et enfin son action en faveur des retraités de l'agriculture. En rupture avec la FNSEA, il a fait partie du comité national d'appel aux Assises de 1987 à l'origine de la Confédération paysanne avec 17 autres personnalités, dont le Vendéen Clément Sauvaget. Mais Henri Baron reste discret sur cet épisode, préférant raconter la solidarité quotidienne. |
La sélection du moment
| Georges Prampart une vie de combats et de convictions de Christophe Patillon Éditions du Centre d'histoire du travail, 2009 |
Cet ouvrage est passionnant car il témoigne d'un idéal toujours intact ; mais, dans le même temps, Georges Prampart nous apprend à décrypter les virages et réorientations de la CGT et du PCF, longtemps liés. |
| → Médiathèque Benjamin-Rabier - CDMOT - ZJ PAT |
| Marre d'être sages ! de Dominique Loiseau Éditions du Centre d'histoire du travail, 2008 |
Le titre relève bien ce qu'il peut y avoir d'infantilisant dans les propos distillés aux femmes qui travaillent.
L'idée n'exclut pas, au contraire, le contenu émotionnel très fort lié à l'alliance des photos et du texte car celui-ci n'est pas que commentaire. Il met en perspective, fait appel à des références littéraires ou à d'autres souvenirs graves. Un beau livre. |
| → Médiathèque Benjamin-Rabier - CDMOT - ZD LOI |
| Cheminots en grève ou la construction d'une identité (1848-2001) de Christian Chevandier Éditions Maisonneuve et Laroze, 2002 |
|
| → Médiathèque Benjamin-Rabier - CDMOT - ZC CHE |
Nos précédentes sélections :
Des expositions
1848, l'instauration du suffrage universel
10 panneaux de 65 x 50 cm
Aspects du travail en Bas-Poitou
ouvriers et artisans en 1789
6 pannneaux de 100 x 70 cm
| Brève histoire des bourses du travail | |
![]() | 3 panneaux de 100 x 70 cm Plan de l'ancienne Bourse du travail de La Roche-sur-Yon, rue Haxo. |
Cheminots de Vendée |
|
(14 panneaux de 100 x 70 cm) Grève générale des cheminots, La Roche-sur-Yon, mai 1920, photo coll. Sorin |
![]() | La mémoire syndicale CFDT-PTT de Vendée et de Loire-Atlantique des origines aux mutations contemporaines |
| (36 panneaux de 100 x 70 cm et 7 panneaux de 65 x 50 cm) |
La Vendée à l'époque du Front populaire | ![]() |
(13 panneaux de 100 x 70 cm) Photos :
|
![]() | La ville et l'industrie |
| 32 panneaux de 100 x 70 cm |
Le logement social en Vendée, 1894-1977 |
|
26 panneaux de 100 x 70 cm et 19 panneaux de 65 x 50 cm photos :
|
![]() | Les chantiers navals du littoral vendéen, 19ème-20ème siècles |
| 13 panneaux de 65 x 50 cm |
| L'esclavage, de la Traite à l'abolition de 1848 | |
13 panneaux de 65 x 50 cm |
| Les femmes et le travail industriel en Vendée, 19ème-20ème siècles | ![]() |
28 panneaux de 100 x 70 et 7 panneaux de 65 x 50 photo de l'usine Big Chief, La Roche-sur-Yon publiée en 1962 dans Vendée Matin |
Les papeteries de la Sèvre nantaise, 19ème-20ème siècle |
| 20 panneaux de 65 x 50 cm |
![]() | Mai-juin 1968 en Vendée |
| 7 panneaux de 100 x 70 cm |
Les publications du CDMOT
| Les Papeteries de la Sèvre nantaise une industrie disparue de Jean-Yves Clément 1985 - 47 pages (épuisée) | |
| Cet ouvrage restitue l'espace industriel des papeteries de la Sèvre nantaise, du temps des premiers moulins à papier au choc du machinisme, et la concentration autour de deux sites : Cugand et Tiffauges au XIXème jusqu'à la crise et la fermeture dans les années Trente. Un patrimoine industriel méconnu que l'on peut retrouver à travers les chaussées et quelques bâtiments d'époque. | ![]() Le poste électrique de la papeterie de Rapion en 1925, peinture de Gaston Belouin |
Les Chantiers navals du littoral vendéen | ![]() |
| Cette publication constitue une première étude du patrimoine maritime, du XIXe au XXe siècle. Elle présente aussi la vie d'une communauté ouvrière, notamment aux Sables d'Olonne. |
Cheminots de Vendée |
|
| Cet ouvrage préfacé par Georges RIBEIL retrace l'histoire des cheminots de Vendée et transmet la mémoire d'une corporation à part en s'appuyant sur des témoignages, des archives et une iconographie très importante. |
| La ville et l'industrie La Roche-sur-Yon, 1804-1964 par le CDMOT de Vendée 1992 - 64 pages | ![]() L'usine à goudron, huile sur toile d'Henry-Pierre Troussicot, 1989 |
De la fondation de la ville napoléonienne à l'installation des premières zones industrielles dans les années soixante, en passant par l'étape décisive de l'arrivée du chemin de fer en 1866, "La Ville et l'industrie" propose un itinéraire en forme d'inventaire du patrimoine artisanal et industriel des trois communes : La Roche-sur-yon, Le Bourg et Saint-André-d'Ornay. |
| Le syndicalisme chrétien en Vendée de Louis Champain, Jean-Yves Clément et Florence Regourd coll. Mémoire syndicale, 1985, 40 pages | ![]() |
| Rares sont les ouvrages qui donnent à voir un syndicalisme chrétien actif de 1919 à 1963. Plusieurs périodes jalonnent cette histoire. La CFTC, ultraminoritaire aux origines, dispose, au début des années 60 d'une implantation supérieure à celle de la CGT avant la création de la CFDT par la majorité des militants. On y notamment trouve le témoignage de Louis Champain. |
| Instituteurs en Vendée de André Cardin, Jean-Marc Herreng et Florence Regourd coll. Mémoire syndicale, 1989, 90 pages | ![]() |
| De 1833 à 1940, l'ouvrage donne à voir grandeur et misère du métier d'instituteur en Vendée. Maintenus sous de nombreuses tutelles, les maîtres d'école cherchent à s'émanciper. Mutuelles et amicales d'abord, syndicalisme ensuite font l'objet de deux articles. Le mot de la fin est donné à un instituteur qui y compte ses débuts dans les années trente. |
| Dictionnaire biographique des militants CFDT de Vendée, 1964-2004 par le CDMOT de Vendée ouvrage coordonné par Jean Péaud coll. Mémoire syndicale, 2005, 60 pages et fiches annexes | ![]() |
| Ce premier recensement des militants CFDT de Vendée s'inspire du Dictionnaire biographique du Mouvement Ouvrier Français lancé par l'historien Jean Maitron . De 1964 à 2004 pour cette première édition qui continue à s'enrichir, une centaine de "tranches de vie" militantes y sont reconstituées pour donner chair et mémoire à l'histoire sociale de Vendée. |
La presse syndicale
Le Centre de Documentation du Mouvement Ouvrier et du Travail reçoit actuellement la presse syndicale de trois unions départementales. Le CDMOT dispose en fonds d'archives de la presse syndicale CFTC, CFDT, CGT, CGT-FO, Paysans Travailleurs et SNI.
| Le Courrier paysan vendéen mensuel de la Confédération paysanne de Vendée | ![]() |
| Le syndicaliste Force Ouvrière bulletin de l'UD CGT-FO de Vendée |
| La Vendée ouvrière bimestriel, journal de l'UD CFDT de Vendée | ![]() |
Des périodiques d’histoire économique et sociale
Bulletin du C.R.H.M.S.S. → depuis 1976 Pour en savoir plus sur le CHS : |
Cahiers CGT d'histoire sociale → depuis 1982 | ![]() |
Histoire et société → depuis janvier 2002 | ![]() |
Le bulletin du Centre d'Histoire du Travail → depuis 1981 Pour en savoir plus sur le Centre d'Histoire du Travail : |
Le Mouvement social → de 1962 à 1969 et depuis 1983 Pour en savoir plus sur Le mouvement social : |
|
Gavroche Le peuple français jusqu'en décembre 1981 → 1974-1980 Pour en savoir plus sur Gavroche : | ![]() |
Lettre d'information du CDMOT de Vendée → depuis 1992 | ![]() |
Dissidences → de décembre 1998 à janvier 2004 puis d'avril 2008 à avril 2009 (nouvelle collection) Pour en savoir plus sur Dissidences : |
Le Centre de Documentation du Mouvement Ouvrier et du Travail en Vendée (CDMOT)
Le CDMOT est un lieu de consultation de documents et d’archives. Il a pour objectif de favoriser la recherche historique et sociologique sur le monde du travail et sur les associations qui en sont issues.
L’association CDMOT se compose de membres actifs qui sont des organisations syndicales (CFDT, FO, Confédération paysanne), des militants et des chercheurs d’une part, de membres financeurs (la ville de La Roche-sur-Yon et tout autre organisme) d’autre part.

Au CDMOT vous trouverez :
- des périodiques d’histoire économique et sociale (→ accédez à la liste),
- la presse syndicale vendéenne (→ accédez à la liste) ;
- des publications statistiques,
- les publications du CDMOT. (→ accédez à la liste)
Vous pourrez y emprunter des expositions (présentation prochaine ici) sur des thèmes d’histoire sociale et départementale aux conditions suivantes : prêt gratuit possible durant un mois. (→ accédez à la liste des expositions)
Les ouvrages acquis par le CDMOT sont empruntables à la médiathèque Benjamin-Rabier, et consultables sur place. (→ découvrez la sélection du moment)
→ pour s'inscrire dans les médiathèques, rendez-vous sur cette page
CDMOT 16, boulevard Louis-Blanc (Bourse du travail) Ouvert au public Pour toute recherche, prendre rendez-vous au 02 51 62 66 35 |



Le sous-titre ne doit pas être pris à la lettre. La volonté de l'auteur est d'abord de redonner au mouvement ouvrier toute sa place dans l'histoire contemporaine. Cette initiative nous rappelle que "les années 68" n'ont pas seulement introduit des changements culturels dans la société française mais constituent l'irruption la plus massive, en France, du mouvement ouvrier sur la scène politique et sociale.
Bernard Lambert, le plus connu, a inspiré la radicalisation de jeunes paysans vendéens en théorisant la prolétarisation d'une partie des agriculteurs. Yves Chavagne nous le montre après 1968 animant la commission paysanne du PSU puis la revue Paysans en Lutte. Mais il décrit aussi l'homme de terrain, soucieux de rassembler des forces éparpillées pour construire une organisation non corporatiste et porteuse d'un autre projet de développement.
Henri Baron, dans un livre autobiographique, raconte modestement ses engagements successifs dans la FDSEA de Loire Atlantique et à la tête de la Chambre d'agriculture. Il évoque aussi son engagement politique au PS et enfin son action en faveur des retraités de l'agriculture. En rupture avec la FNSEA, il a fait partie du comité national d'appel aux Assises de 1987 à l'origine de la Confédération paysanne avec 17 autres personnalités, dont le Vendéen Clément Sauvaget. Mais Henri Baron reste discret sur cet épisode, préférant raconter la solidarité quotidienne.
Un secrétaire d'UD qui interrompt Henri Krasucki lors du discours de clôture du 41e congrès de la CGT, voila qui est rare dans cette confédération. Il faut dire que Georges Prampart mouille sa chemise depuis 1946 au sein de la CGT et du PCF. Chaudronnier aux Chantiers de la Loire, il a connu toutes les grèves dures et unitaires de Loire atlantique. Permanent de la CGT et membre du bureau fédéral du PC, il revendique "son Mai 68". Mais il est l'un des premiers Nantais à critiquer la subordination du PCF au PCUS et applaudit à deux mains l'orientation d'ouverture de la CGT en 1978. Après toute une série de manœuvres calomnieuses il est mis à l'écart en 1983.
Cet ouvrage ressemble, dit l'éditeur, à « un album de famille » dont il a la légèreté grâce à des photos de toutes origines ; mais celles-ci ont une densité importante. Ouvrières de Chantelle ou d'Aubade occupant leur entreprise, agricultrices sans statut, miliciennes antifranquistes, déléguée CGT chez Citroën avant guerre : les images relient le présent au passé puisque, finalement, la banderole a raison : « la parité n'est toujours qu'un mot ».
Derrière le terme "cheminot", on voit souvent les hommes du rail, liés de façon presque charnelle à leur machine, comme certains films l'ont montré. De nombreuses mutations techniques et sociales ont cependant renouvelé la micro-société cheminote. L'auteur souligne la permanence liée aux contraintes de l'entreprise. Ceci explique peut-être la combativité qui relie les combattants de 1848 (déjà !) au mouvement gréviste de 1995 qui a sonné le renouveau du mouvement social à la fin du XXe siècle. L'auteur relève aussi l'impertinence des cheminots liée à la fierté d'appartenance à une corporation qui bénéficie d'un statut perçu par eux comme un modèle social.






















